Le yuri ou le shoujo-ai est un genre connu par la plupart pour définir les relations lesbiennes plus ou moins explicites dans les mangas/animes.
Etymologiquement, le terme yuri est apparut pour la première fois dans ce contexte en 1971, dans le magazine ciblant la communauté des hommes gays " Barazoku". Employé par son éditeur, Itou Bungaku, le terme précis était Yurizaki, littéralement" la tribu des lys" désignant la communauté lesbienne.
Repris dès lors dans les doujinshi, hentai et autres mangas, il désigne alors les personnages lesbiens et se voit ôter du suffixe -zaki, qui n'est plus utilisé même dans la communauté lesbienne.
Le yuri au Japon a pendant longtemps désigné autant les relations aussi bien explicites qu'implicites. Mais suite à la convention Yuricon en 2005, Itou Bungaku et d'autres mangaka se sont accordés pour redonner au terme Yuri sa véritable signification. Pour eux le yuri, décrit l'amour, le désir, l'attraction et l'intimité émotionnelle entre femmes.
De plus, depuis peu, on voit s'imposer le terme « girl's love » pour désigner ces relations ambiguës entre passion et amitié forte. Cependant le terme shoujo-ai n'est pratiquement pas employé à cause de sa connotation pédophile.
C'est là que vient le paradoxe, car le terme shoujo-ai a une toute autre signification en Occident.
Effectivement, il désigne en Amérique ou en Europe les relations qu'on peut nommer de "soft" et ambiguës entre femmes, sans cette présence parfois lourde de désir sexuel attribué exclusivement au yuri parfois confondu avec le hentai. Cela entraîne quelques soucis car chacun finit par avoir sa définition du shoujo-ai et l'on se retrouve avec des listes exhaustives plus au moins crédibles, pour ne pas dire ridicules pour certaines.
Par conséquent les fans du genre notamment en Amérique et en Europe sont plus diversifiés qu'on ne pourrait le penser. D'abord par la richesse scénaristique de certains animes ou mangas yuri/shoujo-ai qui attirent autant hommes que femmes, mais aussi par une certaine curiosité sur les relations entre femmes parfois adoubées d'un ras-le-bol des shôjo ou shônen romantiques classiques qui touche surtout les femmes. Bien entendu la communauté lesbienne fait aussi partie des fans du genre, et plus surprenant certains otakus japonais apprécient grandement le genre et bien sûr, ne doutons pas que certains mâles apprécient le spectacle réunissant deux femmes et le désir débordant.
Néanmoins le yuri que ce soit en Occident ou au Japon reste moins populaire et vendeur que son opposé qu'est le yaoi/shounen-ai/boy's love. La principale raison étant que le yaoi attire les filles qui mettent peut-être plus facilement la main au porte-monnaie que les fans du yuri partagés entre filles et garçons. Cela n'empêche pas le genre d'être de plus en plus présent que ce soit dans les mangas ou les animes ciblant ce public diversifié. Par conséquent, nous nous intéresserons en premier lieu, aux différents types de yuri, qu'il soit à destination d'un public, soit expressément fan du genre, soit en recherche de belles romances , soit friand des relations ambigues. Ensuite, nous présenterons, parmi les plus connus du public français, des précurseurs du genre et les dernières nouveautés du Japon avant, de faire un petit tour du yuri sur le support papier. Enfin, nous nous intéresserons à l'évolution du yuri dans l'hexagone, dans l'animation et le manga.
Lexique
shônen : Anime ou manga destiné à un public essentiellement jeune et masculin. Le plus souvent avec une histoire de téstostérone, de combat, ou à la quête d'être le plus puissant... Exemple : Naruto, Hunter X Hunter, Dragon Ball...

shôjo : Manga ou anime destiné à un public féminin. Le plus souvent avec une histoire romantique. exemple : Fruits Basket, Imadoki

shoujo ai : Catégorie de shôjo mettant en scène des relations ambigües entre filles.

fan-service : ensemble des éléments d'une série, d'un intérêt mineur ou nul dans le cadre de l'histoire, qui a été volontairement ajouté afin d'attirer, ou de contenter, une certaine frange des spectateurs.

ecchi : Anime ou manga comportant des scènes ou les personnages féminins donnent des poses suggestives. (Aperçu de la petite culotte blanche, poitrine en mouvement) Cependant, cela reste très soft comparé aux « hentaï » qui sont à caractère pornographiques. Exemple de manga et d'animes ecchi : Mahoromatic, Steel Angel Kurumi, G-ON riders, etc.

magical girl : Petite fille qui se transforme en héroine avec des pouvoirs le plus souvent grâce à une baguette, un talisman ou un objet spécial (exemple : Creamy, Gigi, Princesse Tutu)

OAV : Original Animation Video aussi connu en tant que OVA, Original Video Animation, concerne les animes destinés à être commercialisés directement sur le marché de la vidéo, sans diffusion préalable au cinéma ou à la télévision.

otaku : Individu qui s'isole du monde réel pour poursuivre sa passion

 
 
 
 
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