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Strawberry Panic!
On ne fait plus yuri : des filles, rien que des filles dans un univers pas très crédible dont le but existentiel semble uniquement de trouver sa moitié (féminine ça va de soit). On est dans le pur fan-service, sans véritable logique ni vrai scénario casse-tête et ça marche. Strawberry fait partie de cette génération récente d'animes yuri créés pour plaire aux fans mais il est celui qui aura fait le plus de bruit.
Résumé: Aoi Nagisa est une nouvelle élève venue à Astrea, cette colline qui réunit trois pensionnats pour filles: St Miatre, St Spica et Le Rim. Aoi est donc transférée à Saint Miatre et débarque en pleine élection d'Etoile. Etoile étant la personne la plus respectée de tous. Elle tombe souvent par hasard sur l'Etoile actuelle (Shizuma) qui prend plaisir à la troubler à chaque fois qu'elles se croisent. Pendant ce temps, les préparatifs pour la prochaine Etoile sont le moyen pour certaines d'user de méthodes loin d'être fair-play pour influer cette désignation. Aoi, quant à elle, de plus en plus troublée par Shizuma au grand dam de Tamao sa compagne de chambre. Nous suivons donc les intrigues amoureuses exclusivement lesbiennes des résidentes des dortoirs Strawberry sous l'élection de la future Etoile.

Critique: Pour les fans du genre Strawberry Panic! est un régal de A à Z. Néanmoins nombreux sont les défauts, à commencer par l'animation très simpliste, un chara-design loin d'être saillant (ce qui est assez dommageable car l'œuvre se prêtant au fan-service, les corps en bâtons n'aident pas à apprécier les scènes intimes). Ajoutons des personnages clichés qui ne se détachent pas du modèle d'origine, ce qui laisse peu de place pour une véritable évolution. La série souffre aussi d'une comparaison avec Marimite, Strawberry Panic! étant comme un défouloir pour les frustrés de Marimite car il montre ce que Marimite ne fait que suggérer. Les épisodes aux intrigues directement inspirées de Marimite donnent l'impression d'assister à une parodie. Les dix premiers épisodes sont assez sympas mais passé ce cap, il devient difficile de suivre la série sans tomber dans l'ennui, à tel point que c'est prévisible. Les personnages les plus intéressants ne sont pas les plus récompensés par le scénario (Yaya) peu fouillé (Chikaru qui interprète une merveilleuse Carmen).

Simoun
Projet original du Studio DEEN, Simoun débarque sur le petit-écran nippon en avril 2006, faisant sa promotion sur le yuri avec des images toujours plus osées, donnant une fausse image de la série qui au final reste très prude et peu démonstratrice. D'autant que le yuri n'est pas la préoccupation principale des scénaristes qui jouent sur tous les terrains. L'heure de diffusion tardive laissant libre court à leur créativité.
Résumé: L'histoire de Simoun débute sur la planète Daikuriku dont la technologie serait semblable à celle de notre ère industrielle( XIXème siècle), néanmoins certaines technologies plus avancées sont perdues tout comme l'histoire de la création de ce monde. Trois pays que sont la Terre-Sainte du Simulacrum (Kyuukoku), l'Archipel d'Argentum (Shoukoku) et les Hautes-Terres de Plumbum (Reikoku) , sont en guerre pour des raisons aussi bien politiques, climatiques, économiques que religieuses voire vitales pour la santé de certains d'entre eux .
Qui plus est, sur cette planète particulière, les être humains naissent tous de sexe féminin mais chaque pays remédie au problème de la reproduction à sa manière en changeant le sexe de certains citoyens, soit par un rituel religieux à la Source lors du passage à l'âge adulte ( à 17 ans) pour définitivement décider d'un sexe ( c'est le cas de la Terre-Sainte ), soit par des moyens médicaux dès la naissance (c'est la cas de l'Archipel) .
Au commencement de cette histoire, la Terre-Sainte a l'avantage sur toutes les autres nations grâce à une technologie inconnue (même par elle) mais qu'elle possède malgré tout : le Simoun , cette machine volante qui serait bénie du Tempus-Spatium ( Dieu vénéré par Kyuukoku) et qui l'aurait offert à la Terre-Sainte tout autant bénie. Le Simoun, poussé par l'Hélical Motors est capable de voler avec une aisance jamais égalée et ce bien au-delà des nuages contrairement aux machines ennemies qui, à tout moment, risquent d'être frappées par la foudre. Mais le Simoun est aussi une arme mortelle capable d'éliminer toute une flotte ennemie en dessinant des motifs dans le ciel appelés "Ri-Maajon" et dont la capacité de destruction est impressionnante.
Néanmoins voler sur un Simoun n'est pas donné à tout le monde. Seules les filles n'ayant pas décidé de leur sexe en ont l'honneur : il s'agit des prêtresses du Simulacrum appelées "Simoun Sibyllae" dont le rôle, avant le début des hostilités, se cantonnait à dessiner des Ri-Maajon afin de prier et honorer Tempus-Saptium ou bien de rechercher les anciens Ri-Maajon perdus, à l'intérieur d'un groupe de douze Simoun Sibyllae composant un "Call" : le "Call Tempest" étant le plus renommé.
Mais le conflit opposant les trois pays à fait de nos prêtresses des guerrières obligées de se battre sur le champs de bataille pour le salut de la Terre-Sainte ....

Critique: Simoun bénéficie d'une bande-son d'une rare qualité, composée par Toshihiko Sahashi. Elle s'écoute avec un tel plaisir qu'on en oublierait de suivre l'anime. Sans compter le travail du directeur artistique de Shichiro Kobayashi qui mêle avec brio les décors aquarelles en 2D et les vaisseaux en 3D. Néanmoins, on regrettera la qualité d'animation qui varie selon les épisodes et le nombre trop important de scénaristes qui enlèvent une certaine cohérence à la série. Quant au yuri, en lui-même, il est présenté d'une manière originale. En effet, dans ce monde de femmes, les premiers amours sont pour la plupart lesbiens, cependant une fois adulte les choses retournent à la "normale" et l'homosexualité n'est plus tolérée. On retrouve donc un parallèle avec notre monde réel surtout au Japon. La présence de fan-service avec les baisers pour activer le Simoun peut en gêner certains (ou le contraire), mais ça se dissipe vite et on s'y fait.
Le véritable intérêt étant son scénario. De multiples thèmes sont traités : guerre, foi et religion, passage à l'âge adulte, problème des classes sociales, communication avec l'étranger (les barrières de langue ont été gardées). Simoun c'est l'histoire de jeunes filles pleines d'espoir, qui cherchent à laisser la preuve de leur existence sur ce monde, craignant de perdre leur jeunesse et de tomber dans l'oubli dans un monde en guerre à la recherche de l'éternité, luttant contre l'écoulement du temps. La fin très belle et un peu triste donne l'impression de sortir tout droit d'un rêve nostalgique.
 
 
 
 

 

 

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